Ils se forment au béton de chanvre (suite)

Cet article fait suite à une première publication sur les entreprises suivant la formation béton de chanvre dispensée par l’association « Construire en chanvre ».

nicolas-lahayeNicolas Lahaye charpentier de formation, est passionné de bâti ancien, a profité du chantier de Breuil-Barret (85) pour se formé à l’application du béton de chanvre avec l’association « Construire en chanvre ».

 

Pouvez-vous vous présenter ?

La société Perspirance est composée de 4 cogérants. Elle est spécialisée dans la construction et la rénovation de bâti ancien. Nous utilisons des matériaux simples, sains et naturels autant que possible. Notre vision du  principe constructif est basée sur la perspirance des matériaux utilisés (ndlr : les matériaux perspirants favorisent l’évacuation de l’humidité). Nous mettons l’accent sur l’isolation, dans le but de réduire l’impact énergétique du bâtiment (tant à la construction que dans son utilisation) et de l’environnement.

Pouvez-vous nous présenter le projet constructif de ce chantier/formation?

Le projet consistait à la construction d’une maison en béton de chanvre avec une structure bois.

 Selon vous quels sont les grands atouts du chanvre ?

Il y en a plusieurs. Tout d’abord les atouts techniques du chanvre : régulateur d’humidité, isolant, structurant, qualité phonique, protège des champs magnétiques. Il y a les atouts pour l’artisan: transformation et valorisation d’un matériau brut. Et enfin les atouts environnementaux : le chanvre est une plante qui peut se cultiver dans beaucoup de région et qui ne nécessite aucun intrants ! C’est un matériau biosourcé, donc qui stocke du CO2 !

Quelles sont les principales difficultés du béton de chanvre ?

Le béton de chanvre peut se mettre en œuvre manuellement et mécaniquement. Manuellement c’est long et physique d’où un coût important dû au temps de mise en œuvre. Mécaniquement, peu de machines sont disponibles. Les formations restent rares également ! Mais ça change, c’est bon signe. Côté mise en œuvre, la réalisation des murs est plus difficile que celle du sol, car elle nécessite la mise en place d’un coffrage.

Est-ce qu’il y a de la demande, comment est le marché ?

Pour le moment, je constate une demande importante sur la correction thermique dans le bâti ancien (maison pierre).

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