Les trois mousquetaires… ou presque !

SynerCiel « flashé » à 28 noeuds dans les 40e rugissants – ça souffle dur dans les mers du Sud. Alors que Jean Le Cam a passé ce matin la porte des Aiguilles, le skipper de SynerCiel fait tout pour préserver sa monture. L’océan Austral ne fait que commencer.

30 nœuds, rafales à 38 !

Ca a été la nuit de tous les records je crois ! J’ai eu 38 nœuds de vent dans un grain et il y avait 30 nœuds bien établis voire plus. Dans une vague, j’ai fait une pointe à 28 nœuds. C’est rigolo comme ça, mais dans la réalité, c’est pas très drôle. Clairement, tu en rigoles après, mais pas pendant. Sinon, j’ai tout de même réussi à me reposer en fin de nuit en dormant 3 heures. Je suis rentré et je me suis couché bien calé sur ma bannette. Au final, ça s’est bien passé, le bonhomme et le bateau sont entiers, je n’ai pas fait de connerie !

Les trois loustics

Ca y est, la porte des aiguilles est passée. C’est la première chose. Ca va mollir un peu et ça ne va pas faire de mal parce les conditions de mer sont difficiles. Maintenant, on va pouvoir mettre du charbon. Je vois bien que devant ils allument toujours autant. Nous, les trois mousquetaires – même si on ne peut pas vraiment dire ça car il n’y avait pas d’Anglais dans les trois mousquetaires, mais bon – les trois loustics que nous sommes, on forme un bon petit groupe. On a une bonne expérience des tours du monde et pour l’instant on fait gaffe !

Tout est bien qui finit bien

A tête reposée, le skipper de SynerCiel nous donne toutes ses impressions sur sa plongée spectaculaire de dimanche afin de dégager un filet pris dans sa quille. 30 minutes dans une eau à 12° à 4m50 de profondeur à couper une à une les mailles d’un filet. Attention, ça fait froid dans le dos.

Emotions dominicales

Sacré moment d’émotions. Je suis quand même tout seul au milieu de nulle part, dans de l’eau froide et il faut que je me jette à l’eau pour plonger au bout de la quille qui fait 4m50. Ce n’est pas anodin quand tu réfléchis bien. Avant de le faire, j’ai hésité. J’ai pensé et repensé la manœuvre pour ne pas laisser place à l’improvisation. Il m’en est arrivé des aventures sur un Vendée Globe mais pas celle-là. Je peux vous dire que j’étais content de remonter !

Tout est rentré dans l’ordre

Quand je suis remonté, j’étais heureux, c’est pour cela que j’ai filmé. C’était tellement un moment exceptionnel et je crois que ça se voit dans les vidéos. Après tant d’émotions, j’ai pris un café, je me suis posé 5 minutes, le temps de réaliser ce que je venais de faire. C’était une vraie libération.

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